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Rythmes Scolaires :
un premier pas vers la territorialisation de nos missions ?

 

 

La réforme des rythmes scolaires s’inscrit pleinement dans le processus de territorialisation de l’Ecole, renvoyant aux conseils d’école et aux collectivités territoriales l’élaboration des projets d’aménagement de la semaine scolaire qui ne relèverait plus de notre ministère.

Pour FO, cette « réforme » vise à détruire le cadre national de l’École de la République dont elle remet en cause l'indépendance et l’unité, via des politiques locales et territorialisées.

Pour les personnels administratifs des DSDEN et des secrétariats de circonscription, la rentrée, qui est en cours de préparation, vire au cauchemar.

La mise en musique de la réforme est un véritable casse-tête pour les personnels administratifs qui doivent appliquer, de fait, tous les scénarii imposés par le PEDT (Projet Educatif Territorial) élaboré par chaque mairie.

Concrètement cela signifie un accroissement de tâches et une surcharge de travail.

La réforme impacte les services de gestion des PE et les secrétaires de circonscription, entraînant des retards de calendrier : le travail fait habituellement sur 2 mois et demi, doit se faire aujourd’hui en 3 semaines, sans qu’aucune ligne de conduite claire ne soit donnée, alors qu’il y a quasiment autant d’écoles que d’organisations.

De plus, aucune réponse n’est apportée aux questions des gestionnaires :

 

•             Les temps partiels des enseignants ne sont pas saisis.

•             La prise en charge des Professeurs des Ecoles stagiaires n’est pas tranchée.

•             La question des remplacements se pose.

Pour les services, qui ont perdu plusieurs milliers de postes, dont les missions se sont complexifiées, multipliées, la situation découlant de cette réforme dégrade encore plus leurs conditions de travail. C’est inacceptable.

Déjà laminées par la nouvelle gouvernance qui a transformé les Inspections académiques en Directions départementales, mettant en place des services interdépartementaux, mutualisant les services, supprimant des centaines de postes, regroupant des secrétariats d’IEN, les collègues n’en peuvent plus.

Ils sont souvent les éternels oubliés des mesures de promotions et des listes d’aptitude, alors que leurs missions, comme celles de la majorité des agents, ne correspondent plus au grade auquel ils ont été recrutés.

Les heures supplémentaires non récupérables, écrêtées, donc perdues, les salaires qui n’augmentent pas ; des possibilités de promotion de carrière réduites à rien ; la rentrée 2014 risque d’être explosive.

Face à cette attaque sans précédent contre nos statuts, nous devons rester unis !

La rentrée ne peut pas s’appliquer dans de telles conditions !

Pour le SPASEEN-FO, cette réforme ne doit pas s’appliquer.

Avec sa fédération, la FNECFP-FO, le SPASEEN-Force Ouvrière soutient les revendications du SNUDI-FO et des professeurs du 1er degré et exige :

•             L’abrogation des décrets Peillon et Hamon.

•             Le respect des personnels, de leurs temps et de leurs conditions de travail !

•             Les créations de postes nécessaires pour les personnels administratifs.

•             Le maintien de tous les personnels et de toutes les missions des DSDEN.

•             Le respect des statuts de fonctionnaires d’Etat !



 

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